Ghost Orchestra, réalité sonore virtuelle

Ghost Orchestra est une expérience de réalité sonore virtuelle : un concert donné par le Conservatoire de Paris a été enregistré sur place avant d’être « relocalisé » dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Il aura pour cela fallu tout le savoir et le savoir-faire du CNRS pour parvenir à ce résultat. Le concert a été enregistré avec une multitude de micros spéciaux permettant ensuite une diffusion binaurale. Une analyse acoustique très détaillée de la cathédrale permet ensuite de modifier cet enregistrement en fonction de la position virtuelle du promeneur.

Les images quant à elles sont une simulation traditionnelle et ont une moindre importance. Le projet vise avant tout à démontrer que la réalité virtuelle n’est pas que visuelle, mais que le son et la musique ont une importance capitale dans la sensation d’immersion. C’est d’ailleurs sur cette idée fondamentale qu’est basé notre projet Toposonic.


 

 

 

Bac à sable de réalité augmentée: un équivalent sonore?

Olivier Kreylos, chercheur à l’UC Davis, a mis au point il y a quelques temps déjà un dispositif open source original de réalité augmentée. Un vidéoprojecteur couplé à un bac à sable permet de projeter toutes sortes d’informations directement sur le sable:  courbes de niveau, lacs et cours d’eaux, etc. En modifiant avec la main la géométrie du sable, c’est toute la topologie qui est redessinée.

Le système permet d’apprendre de manière intuitive et ludique des concepts tels que les courbes topologiques, la morphologie des cours d’eaux, les zones d’élévations, etc.

Un dispositif équivalent de réalité sonore augmentée serait-il possible? Par exemple, grâce à la maquette miniature d’un paysage, dont les propriétés acoustiques ou la musique changeraient en fonction de l’intervention de l’utilisateur sur ce même paysage? À explorer…

Un haut parleur hyper-directif pour une réalité sonore augmentée sans casque?

La startup Akoustic Arts créé des haut-parleurs ultra directionnels: le son n’est entendu qu’à un point précis de l’espace, à la manière dont une lampe torche n’éclaire qu’une partie très resserré de l’espace. Le système fonctionne grâce à 200 émetteurs piézoélectrique émettant des ultrasons, qui recréent en se combinant le son original.

En combinant plusieurs de ces panneaux, on peut imaginer toutes sortes d’expériences: modulation du son en fonction de la position de l’auditeur, traces de sons qui se déplacent d’un haut-parleur à l’autre, etc.